L'auteur de ProfEcole lui rend hommage :
L'école de la République, si souvent prise à partie et à qui on inflige encore
cette nouvelle blessure symbolique à propos des familles sans papiers, est
amenée par "la force des choses" à rapprocher les méthodes policières utilisées
avec celles qui ont permis la déportation des enfants juifs commémorée désormais
chaque 27 janvier.Saluons ensemble l'action protectrice de notre collègue
directrice contre la violence inexcusable de nos collègues policiers envers ces
parents et leurs enfants qui demandent en toute confiance à nos autorités
d'examiner leur situation.Au-delà des émotions justifiées, ces événements mettent à nouveau en évidence le rôle particulier du directeur d'école.
A la simple "autorité fonctionnelle" que lui confèrent les textes
actuels, il faut maintenant lui reconnaître "une autorité institutionnelle".Le directeur, "capitaine de son équipe pédagogique", agit comme un véritable
médiateur social auprès des familles.En garantissant un droit d'expression à
chaque membre de la communauté éducative qu'il anime, il est aussi un acteur
démocratique de premier plan. Le directeur est plus qu'un technicien
fonctionnel, c'est un représentant institutionnel.A ce titre, sa parole, expression du conseil des maîtres et de l'école, doit faire autorité, y compris auprès des forces de l’ordre.
C'est peut-être grâce à cette parole qu’il sera mis un terme au règne de "l'enfant-roi" pour annoncer celui de "l'élève-roi".
Mes collègues directrices auront joliment féminisé le
terme « directeur » utilisé ci-dessus pour les commodités de l’expression…
Didier


